Café Racers : histoire d'une passion

31 août 2020

L'aboutissement : Triumph Thruxton 1200R

Cette moto, c'est comment dire... Mon plus gros coup de cœur depuis ma Ducati Sport Classic, un véritable coup de foudre !!

Aussi belle et racée que l'italienne, tout en offrant une ergonomie et une position de conduite étudiée, les british ont bien préparé leur coup, et perso je l’ai pas vue venir.

Elle est la responsable de la vente soudaine de ma 1300 XJR... Après une visite au salon de la moto 2016 où je suis tombé dessus par hasard… Mais comment résister à une machine qui regroupe absolument TOUT ce que je peux aimer sur une moto ?

Et si c'était le café racer parfait ? Le coup de crayon est sublime, avec tous les gimmicks du genre, l’ultra-modernité de la machine est parfaitement dissimulé : du radiateur au catalyseur en passant par l’injection, tout est (quasi) invisible. La finition à ce prix là est évidemment à tomber et la moto est intégralement personnalisable… Business is business…

La seule inconnue après la visite, c’était évidemment le moteur… Mais ça valait le coup de prendre le risque, la fiche technique laissait de toute façon imaginer un moteur puissant, débordant de couple et sans doute caractériel juste ce qu’il faut.

Le premier jour des précommandes, j’étais chez mon concessionnaire, et je recevais la moto deux mois plus tard.

A l’usage, la moto s’est révélée parfaitement conforme à mes espoirs : un enchantement à regarder comme à piloter ! Elle méritait quand même une petite préparation pour être totalement conforme à mes goûts, ce que j’ai fait progressivement. Je vous mets des photos : une avant, l’autre après.

big-6019987614

big-60199876141

 

avantapres

Voici la liste des modifs effectuées :

- réservoir créativ'garage
- décatalysée
- pots V&H inox
- selle Baak cuir
- sangle Baak cuir
- support plaque Baak et plaque noire
- film de phare jaune 
- guidons bas
- jantes noires
- petits rétros
- ressorts noirs
- protège chaîne alu
- divers détails

 

Posté par Gaaaz à 18:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


Café crème au troquet : Triumph Street Twin

Cette bécane a remplacé avantagement la Mash dont elle reprenait une partie des qualités (maniabilité, facilité, coût d'entretien contenu...) tout en offrant évidemment des performances bien supérieures et un niveau de finition incomparable... Pour trois fois le prix de la 250. 

C'est à ce jour ma moto "bis", c'est également celle que j'utilise pour le duo, et plus globalement celle qui roule tous les jours, par tous les temps, et qui me rend bien des services, une machine très polyvalente...

... tout en restant une moto plaisir fondamentalement.

C'est une Street Twin 100% d'origine, si ce n'est le guido "ace" des Street Cup et une paire de rétros de bout de guidon des Thruxton 1200.

big-7310222292

  

Elle est peu puissante, une cinquantaine de chevaux, mais elle reste très coupleuse avec sa belle cylindrée, et ce moteur offre le caractère qu'il faut pour filer la banane à chaque tour de roues.

Seul le freinage est vraiment limite, même si par nature ce n'est pas une moto à brutaliser... Elle est somme toute assez basique tout en étant très moderne dans sa conception.

Le guidon "ace" augmente nettement une maniabilité déjà de bon niveau. C'est une moto vraiment simple, fun et facile. 

Il lui manque cette petite étincelle... Cette magie... Ce quelque chose qui fait dresser les poils... Mais ça c'est pour une autre histoire.

Posté par Gaaaz à 13:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Un Ristretto bien serré : Mash 250 Café Racer

Celle-ci fut vraiment LA bonne surprise, fun et rock'n roll.

Cette chinoiserie achetée en simple "utilitaire" en remplacement d'une Yamaha YBR 125 (qui avait fini par me déprimer), s'est révélée bien plus étonnante que prévue, et dans le bon sens.

J'ai toujours apprécié d'avoir deux motos : une pour le quotidien, une pour les balades plaisir. Mais évidemment c'est un budget, et dans les années 2000 il était difficile de trouver un vrai racer à petit prix. Il y avait toujours la possibilité de s'en préparer un, mais sans garage, sans outillage et sans le temps... C'était compliqué.

Et puis Mash est arrivé entre autres (Orcal, Bullit...) avec des motos abordables et sympas. Et j'ai acheté cette petite 250.

img-58883104fd


Elle a durant 2 ans rempli sa tache quotidienne sans renâcler, à savoir m'emmener et me ramener du boulot, par tous les temps, avec un budget d'utilisation minimal, ajouté à l'agilité et le fun du 103 Chrono de mes 14 ans, le "gros" moteur en plus, elle m'a vraiment donné beaucoup de plaisir. 

Elle avait plutôt pas mal vieilli, malgré une fiabilité aléatoire des périphériques. Je m'en suis séparé lorsque le siège de ma boite a déménagé, m'obligeant à emprunter des voies rapides où elle était bien moins à son aise.

Posté par Gaaaz à 13:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

En quête du Graal : Yamaha XJR 1300

Cette Yamaha XJR1300 ce fut ma seconde du nom.

J'avais été emballé par la première, et celle ci offrait en plus le style "rétro-classique" que j'affectionne particulièrement.

De mes café racers, c'est la seule qui n'a pas été montée avec des guidons bracelets. Parce qu'avec ses gros compteurs, ça ne lui allait pas.

img-5577363b45

Le 1300 Yamaha a vraiment révélé les qualités que j'attendais sur une moto : la rondeur, le couple de camion et la force d'une grosse cylindrée, capable de "tracter" à mi-régimes sans qu'il ne soit nécessaire de taper la zone rouge.

Je crois avoir toujours évolué entre 3000 et 7000 tours avec mes deux XJR. Les sous régimes ne lui faisait pas peur, la position de conduite et son onctuosité rendait son évolution agréable absolument sur tous les parcours.

J'avais vraiment prévu de la garder, c'est une moto qui me laisse un souvenir heureux : c'était la bécane presque parfaite, il ne lui manquait qu'un petit quelque chose de "classique" dans le dessin, un moteur un chouilla plus vivant, et une paire de bracelets of course.

Mais le salon de la moto de l'automne 2016 allait tout emporter... 

Posté par Gaaaz à 13:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Le coup de froid : Triumph Street Triple R

Outre les très nombreux problèmes que j'ai eu sur cette moto en terme de fiabilité (réputée sans soucis ?), c'est vraiment celle qui m'a laissé le souvenir le plus neutre et le plus fade.

Elle avait été "caféracerisé" en concession, à la commande, selon mes souhaits de l'époque : garder un rendu dépouillé et sportif, dans l'esprit de la Ducati avec des bracelets, des rétros en bout de guidon, un dosseret de selle... Mais sans en supporter les défauts.

La Triumph Street Triple était idéale pour cela : ses optiques à l'ancienne, son moteur de caractère, son onctuosité et sa souplesse... Ne restait plus qu'à la "coursifier".

img-58932366f1

Ce racer a vraiment été l'anti-Ducati : la position de conduite avec les bracelets hauts "LSL" était parfaite et confortable, le moteur offrait une plage d'utilisation étonnante, depuis le régime du ralenti jusqu'au rupteur, en explosivité, mais sans ne jamais cogner, sans ne jamais se soucier du rapport engagé, elle reprenait et partait à l'assaut de la zone rouge.

Seulement, ce moteur "vendu" partout comme extraordinaire, et malgré toutes ses qualités, m'a rapidement lassé par son manque de force, son manque de couple, cette absence de "coffre" à mi-régimes... Au delà des chiffres bruts, puisque la Triumph écrasait la Ducati sur tous les chronos.

Une excellente machine à n'en pas douter, mais la magie n'a jamais opéré : une des rares motos que je n'ai jamais regretté. 

Posté par Gaaaz à 13:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Le coup de foudre : Ducati Sport 1000

Le temps a passé depuis le 103 : l'âge adulte, les études, le boulot, des 2 temps, des 125, un permis, une Kawazaki ER-5 basique... Et comme on revient toujours à ses premières amours...

Voici la suite de l'histoire.

img-5981989f5b



Des racers que j'ai possédé, sans doute celui que j'ai à la fois le plus aimé et le plus détesté.

Le plus aimé... Quelle ligne déjà ! Dessinée par Pierre Terblanche, dépouillée et sublime... D'une exceptionnelle finesse, le choix de chaque détail. Les magnifiques jantes à rayon, le té de fourche poli, la ligne tout inox (en option).... Sans doute la plus belle des motos que j'ai pu acheter. Et une des plus belles de l'histoire récente, en toute subjectivité.

Et puis ce moteur ! Plein comme un œuf, coupleux, avec un caractère de feu à mi-régime, servi par une sonorité envoûtante. Un panard total à utiliser exclusivement sur petites routes, en se régalant de sa force, de ses rétrogradages vrombissants, de sa rigueur et de ses freins.

Mais le plus détesté aussi ! Comment est il possible d'avoir conçu une position de conduite aussi ratée ? L'assise haute et mal fichue, la selle étrange et glissante, les bracelets trop bas, ou en tous cas mal desservis par la géométrie générale... Un enfer au quotidien ou en ville, les poignets et la nuque matraqués par la fourche basique, le dos pilonné à la moindre plaque d'égout, et un moteur rugueux et brutal, sans une once de souplesse, qui cogne sous les 3000 tours, obligeant constamment à descendre en 2eme voir en 1ere sous peine de caler ou de martyriser l'embrayage... L'embrayage, une torture à lui seul. Cette moto, un véritable plaisir sur route mais un enfer partout ailleurs.

Les histoires d'amour finissent mal : j'ai vendu cette moto à regret... En la bradant à l'époque puisque qu'elle n'intéressait que quelques rares purs et durs, capable d'en apprécier les qualités en ignorant ses défauts.

Et je suis passé à quelque chose de totalement différent. 

Posté par Gaaaz à 12:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Il était une fois...

L'histoire d'amour avec les Café Racer est ancienne en fait et remonte à l'adolescence... Une époque révolue où l'on "kittait" des mob' non immatriculées, qui ne freinaient pas, accessibles sans la moindre heure de formation... Sous l'indifférence générale de la maréchaussée devant ces engins circulant en toute illégalité... Déjà pourtant je portais un goût prononcé pour les trucs dépouillés, à selle dosseret, à guidons bas, non carénés...

C'est ici que tout à commencé, à la fin des années 80... 

img-552598875a


La photo est de mauvaise qualité, mais c'est la seule qui me reste, et c'était il y a plus de 30 ans...


Autant le dire tout de suite, niveau mécanique, absolument rien n'était conforme sur cette vénérable Peugeot 103 Chrono (introuvable aujourd'hui !)

Culasse haute compression, gros carbu Dell'orto en 21, kit 75 Polini Alu, pot Ninja Carte Noire (non homologué), variateur modifié, transmission raccourcie...

L'idée était de crever les 45 km/h autorisés pour dépasser allègrement les 100 km/h "compteur voiture" comme on disait à l'époque ! Le tout sans toucher aux freins, à tambours, déjà à l'agonie aux vitesses réglementaires... Et dans un barouf de tous les diables en prime.

La fiabilité était plus qu'aléatoire, la consommation délirante rapportée à la cylindrée, mais les perfs étaient celles d'une petite 125... Totalement déraisonnable... Totalement révélateur d'une époque aussi.

Cette mob a terminée tristement : volée lors d'une boum... Mais la passion était née. 

Posté par Gaaaz à 12:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,